27/07/2011

Le jazz sans prétention

La route qui mène au festival « Songe d’une nuit de jazz » à Mortefontaine longe la forêt de Retz, où des colonnes de brume, comme des feux de camp d’une armée, montent vers les nuages lourds de pluie. L’ambiance dans le village, creusé dans la roche du plateau, est pourtant festive. Derrière la mairie, des chapiteaux protègent de vieux canapés mal assortis pour les auditeurs, en face de la scène, ses haut-parleurs bâchés contre la pluie. Le monde du jazz est résolument positif, et pas prétentieux pour deux sous.
     C’est la neuvième édition du festival, dont un des organisateurs, Cyril Porte, habite la commune. Le stage de jazz reste un élément majeur, animé notamment par Jérôme Fouquet et Pascal Bréchet. Les stagiaires ouvrent la « journée principale » du festival avec ses nombreux groupes de jazz. Ce qui est frappant, dans les standards et le « sound painting » (« peinture sonore » pour les non-initiés) est la concordance, comme s’ils jouaient ensemble depuis longtemps, non pas seulement depuis une petite semaine.
L'Union

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Les commentaires seront vus avant d'être affichés.