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Ceux qui connaissent cet artiste savent comment il creuse un sujet qui le préoccupe, mais il l’a résumé pour ses invitées.
Il indique une toile, prêtée par un collecteur privé, qui comporte une longue lacération de haut en bas. « Je faisais cela un temps » explique-t-il. « Plus tard j’y ai vu la première lettre de l’alphabet arabe, alif, une ligne verticale. J’ai développé ce signe, pour en faire une barre de bois. » Un jour il a peint des bandes de couleur autour d’un tel poteau, comme sur un totem. « Regardez : vues à l’horizontale, les couleurs sont les mêmes que les bandes du tapis tissé par mes parents à Constantine. » Ce même tapis, source de son inspiration, est accroché sur un autre mur. « Puis j’ai pensé assembler ces poteaux en carré, pour représenter le « Wast ed dar », le cœur de la maison arabe. »
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Salim Le Kouaghet avec une de ses invitées, entourés de deux accompagnatrices. |
Il expose d’autres tableaux, dont un commémore la mort récente d’un frère. Un carré de treillis soudé brut est entouré de rectangles de bois, portant le nom « Messaoud », l’année « 1958 », et le lieu «Ferme Améziane », centre d’interrogation pendant la guerre d’Algérie. Salim entend développer ce thème, de concert avec l’université d’Alger.
« Cela m’inspire ! » dit enfin son invitée. Y a-t-il une plus grande satisfaction pour un artiste que de savoir qu’il inspire les autres ?
L'Union
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