24/08/2008

L’été des orgues : Elodie Raimond se prépare


Alors qu’un flûtiste peut ranger son instrument dans sa serviette pour aller jouer, et qu’un batteur à besoin d’une camionnette, un organiste ne peut prendre avec lui que ses partitions. Pour répéter le récital qu’elle jouera dimanche prochain sur les orgues de la cathédrale de Soissons, Elodie Raimond, arrivée le matin, a dû vérifier qu’aucun office n’était programmé, puis est allée chercher les clefs de la tribune, où elle s’est enfermée pendant des heures.
Elodie est née près de Chalons en Champagne, dans un village où, encouragée par sa mère et sa tante, organistes amateurs, elle a joué sa première messe à dix ans. « Mes jambes étaient trop courtes pour arriver au pédalier. » Pianiste d’abord, elle a été incitée ensuite par un professeur au Conservatoire de Reims à étudier l’orgue au Conservatoire national supérieur de Paris. Elle y a obtenu son diplôme en mai dernier, et Vincent Dubois, titulaire des orgues de Soissons, lui a demandé de le remplacer plusieurs fois pendant l’été. Par ailleurs, elle donnera le dernier récital du cycle estival ce dimanche 26 août, à 17 heures.
A côté de Bach, Liszt et Tournemire, l’œuvre principal sera de Julius Reubke, compositeur du 19e siècle. Il dure vingt minutes et, sans le combinateur électronique de l’orgue, qui permet d’enregistrer les combinaisons de jeux d’orgues, elle aurait besoin de deux personnes pour l’aider à les manipuler.
Comme d’autres organistes, Elodie Raimond a de l’aplomb. Il en faut sans doute, et de l’audace, pour remplir de musique tout le volume intérieur d’une vaste cathédrale.
L’Union

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