30/06/2008

Le prélude prend fin dans le jazz de Bolling


C’est sous les tilleuls d’Acy, à l’heure où leur ombre s’allonge, rappelant que même le jour le plus long de l’année a une fin, qu’a eu lieu le dernier concert de « Prélude en Soissonnais ». Cinq professeurs du Conservatoire, le pianiste Sylvain Soumagne, guitariste Yves Clément, flûtiste Pascal Ravez, contrebassiste Laurent Mezerette et batteur Jack Millérioux, le consacrent à Claude Bolling. Cette vedette du swing, gloire nationale comme la Tour Eiffel ou la Déclaration des droits de l’homme, rehausse comme eux l’expérience universelle.
Son jazz ne s’improvise pas, tout est écrit. En fait, Bolling composait pour de grands musiciens classiques comme le flûtiste Jean-Pierre Rampal et le guitariste Alexandre Lagoya, qui n’étaient pas jazzmen. Souvent, explique Sylvain Soumagne, leurs solos restent assez classiques « et c’est le piano qui fournit un fond jazzy ». Ce swing écrit n’en est pas moins singulièrement riche et entraînant, conjuguant verve et émotion.
Le Prélude est terminé. Prélude à quoi ? Mais aux cours que tous les professeurs dispenseront dès la rentrée. Seulement, nous connaissons maintenant aussi leurs qualités d’interprète.
L’Union

Pour ce jeune spectateur devant le podium, le jazz de Bolling est une musique de fond pour sa lecture de bandes dessinées.

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