16/05/2012

La fête de la musique


La salle n’a pas besoin d’être « chauffée » pour l’entrée sur scène des « Tri Yann an Naoned », les trois Jeans de Nantes. Le public était déjà en liesse en faisant la queue devant le Mail. Des spectateurs agitaient de grands drapeaux bretons, d’autres portaient des chapeaux fantasques. Des Soissonnais ressortant leurs origines ? Ce seraient plutôt des Bretons qui, n’arrivant pas à obtenir des places lorsque leurs héros se produisent au pays, se déplacent pour les voir.

Jean-Louis Gossic à la cafetière fumante.

    Les Tri Yann – devenus désormais huit – étaient venus à Septmonts dans les premières années de Pic’Arts. Ils ont plutôt gagné en extravagance, faisant d’un concert une fête à tout casser, un tourbillon emportant tout sur son passage, dont l’adhésion entière du public.
    Le premier effet est frappant : ces pourvoyeurs d’un vieux folklore arrivent portant des déguisements fantastiques, du croisé au casque de centurion au pirate avec – allez savoir pourquoi – une cafetière sur la tête, avec tasses et soucoupes.
    Le pirate est Jean-Louis Jossic, locomotive de ce train. Parfois il se met à raconter une histoire. Elle est à la fois juste, invraisemblable, désopilante et touchante. Ses intonations druidiques donnent une portée épique à tout ce qu’il dit.
    En même temps, toutes ces extravagances sont au service de la musique. Elle plane, galope, chaque coup de poing rythmique mettant le public en délire. Et elle garde les mélodies et harmonies énergiques et plaintives de la musique celte. Il est à rappeler que les Tri Yann étaient parmi les premiers à se demander pourquoi l’ancien héritage musical de la Bretagne ne se mettrait pas à rocker ?
L’Union

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Les commentaires seront vus avant d'être affichés.