01/10/2013

François Glineur : le frémissement du regard

François Glineur ne se soucie guère des dents de son crocodile rose.
Pour coïncider avec le lancement de la saison 2013-14, dont François Glineur a illustré le programme, la galerie du Mail expose une dizaine de ses grandes toiles et de petits dessins. L’effet est sidérant : les couleurs brillantes suffiraient presque à éclairer l’espace toutes seules.
    François Glineur, qui habite Amiens, a commencé sa vie d’artiste en faisant des bandes dessinées. Devenu peintre, il a gardé cependant de la BD le trait incisif, la figuration imaginative, l’humour narquois, en tout concentrant dans une seule image. « Je raconte trois histoires à la fois » explique-t-il. « Il y a de multiples couches. »
    Mais l’impact de ses tableaux dépasse ces éléments et les fait exploser. C’est comme si de sobres personnages de bande dessinée avaient grignoté des champignons magiques, faisant ainsi éclater en couleurs et formes psychédéliques le monde qui les entoure. Eblouis par leur propre délire, ils attirent le spectateur dans cette ronde où rien n’est raisonnable, où le frémissement du regard est prioritaire.
L'Union

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