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05/03/2011

La Bible universelle et en Soissonnais


L’association « Bible en Soissonnais » va bien et va mal. A l’assemblée générale le président Michel Deharvengt résume la foisonnante activité, mais s’inquiète pour l’avenir.
Il y a surtout les cycles de conférences par lesquelles l’association approfondit le contenu et le contexte de la Bible, non pas comme livre de dogme à l’intention des fidèles, mais en tant que patrimoine de toute l’humanité. L’année 2010 a vu un changement majeur de thème, la fin du cycle sur l’histoire de la Bible et le début d’un autre sur ses relations avec les arts. Il y les activités des commissions. Les finances sont en équilibre. L’ambiance amicale, importante aussi pour un association, est en évidence à l’assemblée.
Mais d’autre part, et plusieurs intervenants le soulignent, il y a une diminution progressive du nombre d’adhérents et donc des cotisations. Les conférences attirent du monde, mais en consommateurs, sans véritable engagement. Michel Deharvengt rappelle que le statut d’une association, qui justifie par exemple des subventions, se mesure par le nombre d’engagés.
Une association, comme un être, a-t-elle une certaine durée de vie ? Ou s’agit-il du déclin associatif généralisé ? La pérennité de « Bible en Soissonnais », tournée vers la culture universelle, est lié au soutien de la population locale.
L’Union

07/07/2010

Une fête qui déménage


Depuis trois ans, le hameau de Villeblain a rangé le manège, les stands de tir et de confiserie et le disco de sa fête, en faveur d’un repas pris en commun et en musique. La convivialité devenait la priorité, c'est-à-dire le « vivre ensemble », car même dans cette minuscule communauté tous ne se connaissent ou ne se reconnaissent pas. Après les grandes chaleurs, les averses de samedi ont décidé les organisateurs à tout déménager vers le village-mère, Chacrise, où la fête pourrait avoir lieu sous abri. Fausse alerte ! La soirée radieuse a permis pourtant aux convives d’apprécier ce site magnifique encaissé dans sa vallée de la Crise. 
L’Union

09/06/2009

La cuisine numérique


Laurence Bargès détaille ses verrines.

Cueillir une quinzaine de blogueurs culinaires, faire revenir dans un joyeux brouhaha, relever avec un peu de Vouvray brut pétillant, napper d’amitié saupoudrée d’émulation, décorer de petits plats à croquer, et servir sur la pelouse de Septmonts. Voilà la recette du pique-nique organisé par les soissonnais Laurence Bargès (La popote de Lolo), Damien Duquesne (Le petit journal de chef Damien) Vincent Lefrant (webmestre de 750g) et la beauvaisienne Sandrine Baumann (La table de Sandrine).
« Nous voulions retrouver les participants picards au Salon du blog culinaire de novembre dernier » explique Laurence. Chacun apporte un plat, c’est tout. Le résultat est spectaculaire de couleur et d’originalité, comme les « cakes au carambar et à l’abricot » de Sandrine, où les confiseries se nichent, encore emballés dans leur papier à blague, parmi les gâteaux.
Loin de se jeter sur la nourriture comme des affamés, les pique-niqueurs se délectent de l’aspect et la présentation des plats. Ils parlent ingrédients, échangent les expériences de cuisine, puis dégustent, commentent…et en reprennent un peu.
L’ambiance est sociable et rieuse, une surprise pour ceux qui imaginent des blogueurs esseulés devant un écran dans leur chambre, ne fréquentant les autres que par webcam interposé.
Tous insistent sur la simplicité des plats qu’ils proposent. A voir. Posons la question à Silvia Santucci (www.savoirsetsaveurs.com): « J’ai un paquet de spaghetti. Qu’en faire ? » Elle répond sans hésiter, avec un accent italien qui ajoute sa saveur à la recette. « Faites revenir de l’ail dans l’huile, jusqu’à ce qu’il soit doré, puis vous y mettez les pâtes cuites. » Ce n’est pas tout. « Les pauvres qui ne peuvent pas se payer le parmesan font frire de la chapelure dans l’huile, pour saupoudrer le plat. »
Grignoter, en si bonne compagnie, les amuse-gueule qui chargent les tables, et rentrer avec une recette pour le dîner : décidément, il y a des reportages plus rébarbatifs pour un correspondant.
L’Union






« Sushis italiens » : Silvia Santucci propose ses tranches d’omelette fourrées de ricotta.

26/10/2006

L’année de la chapelle Saint Charles


Alors que la cathédrale de Soissons, astiquée jusqu’à retrouver le ton de la pierre juste taillée, se pare d’un nouveau parvis, on accède à une autre merveille de la ville par un portail modeste dans une rue étroite, derrière des murs en mal de ravalement. C’est la chapelle Saint Charles.
L’assemblée générale de l’Association pour la sauvegarde de la chapelle s’y est tenue. Monique Judas, présidente, entourée de son équipe, a rendu compte des activités, de la situation et des projets concernant la chapelle, longtemps utilisée comme débarras du lycée attenant, puis vidée, nettoyée et en cours de réhabilitation.
Elle a rappelé les manifestations qui y ont eu lieu depuis un an, dont le Téléthon et plusieurs concerts, surtout celui du Chœur orthodoxe de Riga.
Les efforts continueront pour donner vie au lieu, en encourageant son utilisation par les scolaires, nombreux dans le voisinage. L’assemblée pense que le Mail – anciennement le Centre culturel –  pourrait inclure la salle dans sa saison Musées-musique.
La remise en état dépend des aides disponibles, dont les dons, particuliers ou d’organismes comme le Lions Club. La Fondation du Patrimoine double chaque somme reçue, et la Mairie poursuit sa subvention sur la même base. La restauration des peintures murales est programmée, et la Caisse d’Epargne veut aider à l’aménagement d’accès pour les personnes handicapées.
L’assemblée ne pouvait qu’aborder le conflit autour de la vente par la Mairie, propriétaire de la chapelle, d’un terrain attenant qui aurait permis à la chapelle de s’étendre. Devant les réactions, la présidente a rappelé la nécessité d’éviter un blocage dans les relations. « Mais nous resterons vigilants quant aux travaux entrepris par les nouveaux propriétaires. »
La chapelle Saint Charles est belle. D’ailleurs, ceux des participants dont l’attention se serait un instant égarée pouvaient savourer le lyrisme de la décoration sculptée, avant de se recentrer sur les travaux de l’assemblée.
L’Union