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16/05/2014

Un récital pour aider les enfants autistes

Au milieu de la fièvre théâtrale de « VO en Soissonnais », un concert dans la salle Saint Charles samedi dernier proposait un passage musical sans effets de mise en scène, ni projecteur. La violoniste Alexandra Greffin Klein et la pianiste Aline Piboule y ont donné un récital au bénéfice de l’association « Autisme espoir vers l’école » (AEVE).
    Dans première partie, elles ont bien fait sourdre le lyrisme russe dans la sévère structure de la 1ère sonate de Prokofiev. La sonate à Kreutzner de Beethoven, si souvent entendue, prend tout de même une nouvelle plénitude, quand les instrumentistes sont là, entourées des dorures de l’ancienne chapelle.
    Le concert était en fait un cadeau d’anniversaire offert à un auditeur qui ne s’est pas identifié, et qui a saisi l’occasion d’aider l’AEVE.
    A l’entracte Bruno de la Presle, venue de Paris, s’est adressé à l’auditoire pour présenter l’association. Les bénévoles formés de l’AEVE aident les enfants autistes en nourrissant leurs centres d’intérêt par le jeu, selon « la méthode 3i » : individuelle, intensive et interactive.
    Il insiste sur le respect de l’enfant. « Notre démarche n’est pas comportementale, mais développementale. Mon petit-fils a été dans cette situation, c’était très difficile. » Enfant qui ne communiquait pas, « il est maintenant en Cinquième, premier de la classe. »
L’AEVE a un site Internet : www.autisme-espoir.org
L'Union



12/04/2014

Conférence sur la lutte des Kabyles

A l’invitation de l’association franco-berbère « Tilleli », Ferhat Mehenni, chanteur, écrivain et président du gouvernement provisoire kabyle, donnera une conférence à Soissons samedi prochain,.
    Il abordera les événements du « Printemps berbère » de 1980 et du « Printemps noir » de 2001. Chaque fois il s’est agi de la lutte du peuple berbère d’Algérie contre l’arabisation implacable du pays, et pour la reconnaissance de la langue et de la culture de la minorité berbère.
    Depuis, le bilinguisme a fait des progrès officiels, et les Berbères n’ont plus à se fondre dans un sentiment national unique. Ferhat Mehenni pense qu’il faut aller plus loin. C’est une figure controversée, par sa campagne séparatiste kabyle, et à cause de ses contacts avec Israël, intéressé par la perspective d’une fragmentation des pays qui l’opposent. Son action n’est pas acceptée par toute la population berbère.
    Pour Farid Bouamara de Tilleli « ces sujets seront en second plan, voire une parenthèse ; nous parlerons surtout du printemps berbère de 1980 dont il est la mémoire, et des victimes de la répression ».
L'Union

01/04/2014

Semences paysannes : tout un poème

Pierre Chabrol et Jean-Baptiste Pertriaux creusent
 un sillon pour les gaules d'osier.
Pour marquer la « Semaine sans pesticides », et montrer qu'il est possible de produire des aliments en respectant la nature, les activistes agricoles de l'AMAP « Berc'ail » ont convié le public à la ferme pédagogique de La Berque samedi. Pierre Chabrol, qui fournit des de légumes frais aux membres de cette Association pour le maintien d'une agriculture paysanne, et Jean-Baptiste Pertriaux de l'ADEAR, association prônant le développement de l'emploi agricole et rurale, avec la participation de « Picardie nature », ont mis l'accent sur les bienfaits de semences de blé adaptées à chaque terroir, par rapport aux blés industriels. Les noms des variétés exposées à la ferme – Poulard de Chine, Nonette de Lausanne – sont tout un poème.
    Cette agriculture paysanne se préoccupe aussi d'embellir l'environnement. L'après-midi Pierre Chabrol et Jean-Baptiste Pertriaux ont planté une haie de saules, à la force des bras et des pioches. Voilà l'agriculture alternative en chemin !
L'Union

12/03/2014

Un grand projet biblique

Le point le plus important à l’ordre du jour de l’Assemblée générale de l’association Bible en Soissonnais concernait l’événement majeur de la saison 2013-2014 : une exposition sur le thème « La Bible patrimoine de l’humanité ». Conçue par l’Alliance Biblique Française, elle est une version compacte et remise à jour de la grande exposition de 1999 à l’abbaye Saint-Léger. C’est cet événement qui avait été l’élément fondateur de notre association.,
    Bien que de format plus réduit, cette nouvelle exposition a requis un important travail préparatoire, et les membres seront mobilisés pour assurer une présence pendant son déroulement. Elle aura lieu dans la galerie du Mail, et sera ouverte au public tous les après-midi du 17 au 28 mars, les matinées étant réservées aux visites de groupes, surtout scolaires.
    L’assemblée générale a attiré ses participants fidèles, mais il y a peu de nouveaux adhérents, reflétant peut-être une tendance de la société en général. Les membres ont approuvé les rapports moral et financier, et renouvelé leur confiance au conseil d’administration.
L'Union

31/12/2013

Bien manger ensemble

A la cathédrale, les cloches sonnent à toute volée, et une cuisine avoisinante s’anime. Le lien entre les deux ? C’est l’heure de l’Angélus à l’église, de la préparation du dîner dans la Place du Cloître.
    Quatre ou cinq personnes s’affairent déjà dans la cuisine de Pierre Jarret. Il ne s’agit pas d’un repas routinier de famille, mais de « l’Académie du Goût », initiative mensuelle de l’association « Rencontres citoyennes », connue à Soissons surtout pour son « Café-philo ». Les participants choisissent chaque mois un thème. Le matin ils font les courses, et se retrouvent pour les préparatifs en fin d’après-midi, avant de manger ensemble le soir.
Les préparatifs occupent Fatima, Karine,
Rodrigue, Pierre et David (de gauche à droite).
    Pour l’animateur de l’Académie Pierre Jarret, le but est de rechercher des plats dans différentes traditions, et de se procurer des produits frais et de saison, bio de préférence, locales si possible. Ces amateurs de cuisine veulent ainsi conjuguer goût et santé.
    Cette fois, le dîner sera végétalien. David Way, activiste canadien soucieux des conséquences de nos choix alimentaires, intervient pour fixer le menu et conseiller les cuisiniers. Le repas ne contiendra aucun ingrédient animal : viande, poisson, produits laitiers. Loin d’insister lourdement sur les valeurs végétaliennes, David entend faire goûter des plats si succulents que les consommateurs en oublieront de rester carnivores. Ce soir, ils mangeront des nouilles thaïlandaises et une mousse au chocolat, entre autres.
    L’ambiance dans la cuisine est enjouée. On écrase, on coupe, on râpe, on touille. Au besoin, on improvise. Surtout on discute. Depuis toujours, cuisiner et manger en commun permettent un partage fondamental.
    Parlant de ces dîners qu’il organise chez lui depuis deux ans, Pierre Jarret insiste sur la nécessité de pratiques alimentaires respectueuses de la santé et de l’environnement. « Nous faisons une dégustation de vins aussi. Ce soir, ce sera un Côtes de Gascogne, un vin d’Uby, au goût de pamplemousse. »
L'Union

01/12/2013

La recherche de sens en fin de vie

A l’invitation de Jalmalv en Soissonnais, association d’accompagnement de personnes gravement malades et en fin de vie, l’anthropologue et sociologue Tanguy Châtel donnera une conférence sur le sujet délicat de la souffrance spirituelle en fin de vie. Délicat car, si la souffrance physique est prise en compte par le corps médical, et les psychologues et bénévoles tentent d’agir sur la souffrance psychologique et sociale, la notion de spiritualité tend à se confondre avec des considérations religieuses. Dans un milieu où, en dehors des aumôneries hospitalières, la non confessionnalité est une nécessité, la fin de vie peut soulever pourtant des interrogations sur le sens de la vie et de la mort. De plus en plus de mourants ne sont pas en demande de réponses religieuses, et leur souffrance reste entière.
    Tanguy Châtel ose enfreindre ce tabou, en essayant de cerner la notion de  « spirituel », tel que le ressentent les personnes qui s’approchent de la mort. Il porte ainsi à l’universel des questions qui nous concernent tous. Comment les accompagnants Jalmalv ou autres peuvent ils gérer, pour les accompagnés comme pour eux-mêmes, de telles mises en question existentielles ?
    Sous le titre d’un livre dont il est l’auteur, « Vivants jusqu’à la mort, la souffrance spirituelle en fin de vie », ce diplômé en sciences sociales, spécialiste de la recherche sur les soins palliatifs et l’accompagnement, analyse en quoi la spiritualité se distingue de la religion, des croyances, de la philosophie, de la psychologie. Il tente de lui restituer sa place au cœur de chaque homme, dans une vision qui donne une perspective plus ambitieuse à la laïcité.
L'Union

27/11/2013

Saint-Charles s’embellit

Manon Pichon et Salim Hakizimana, élèves
au lycée Camille Claudel voisin
Ceux qui trouvent que l’ancienne chapelle Saint-Charles est la plus belle salle de spectacle de Soissons n’auront bientôt plus à détourner les yeux de sa façade délabrée en entrant par la rue de Panleu. Parmi les décisions annoncées à la dernière assemblée générale de l’Association de sauvegarde, présidée par Monique Judas-Urschel, figure la remise en état du mur extérieur. Le soubassement, grignoté par l’usure et les impacts, sera réparé, et toute la façade en pierre ravalée.
    Ce sera un nouveau chapitre de la longue histoire de la réhabilitation de ce monument historique. Seule partie du Grand séminaire à survivre à la guerre 14-18, elle est devenue salle des fêtes du lycée qui a remplacé le séminaire, puis a été abandonnée, servant de débarras jusqu’à sa redécouverte par Monique Judas, professeur au lycée, et ses élèves. La Ville l’a prise en charge, et sa restauration a commencé, moyennant des investissements, des dons et un travail bénévole considérable.
    Sa disposition, et la beauté de ses boiseries, en font une salle parfaite pour la musique baroque, mais elle accueille une grande diversité d’activités : concerts, danse, expositions, conférences.
    Les travaux extérieurs, pris en charge par la Ville, seront assurés par une entreprise agréée. Un accès PMR par le lycée voisin, dans le cadre d’un chantier d’insertion, sera financé par les dons des adhérents et un mécénat de la Fondation de la Caisse d’épargne.
    Restaurée, la façade ne desservira plus les splendeurs à l’intérieur.
L'Union

15/10/2013

Soins palliatifs : que faire quand il n’y a plus rien à faire ?

Des lycéens de Saint-Vincent-de-Paul présentent une exposition
de photos sur le bien-être : de gauche à droite
Sémiyé Koyuncu, Florine Viault et Mélanie Boulonnois.
Ses mains descendent le long des côtes, se croisent sur les vertèbres. La détente s’installe par palier, un bien-être remplit le corps. Véronique, infirmière de l’équipe mobile de soins palliatifs de l’hôpital de Soissons, offre une version-minute des massages qu’elle donne aux patients dont les soins ne visent plus la guérison. Cette équipe, l’unité de huit lits et leurs partenaires, dont les bénévoles de Jalmalv (Jusqu’à la mort accompagner la vie) et VMEH, l’atelier d’écriture, la bibliothèque, le réseau Cecilia, l’aumônerie, reçoivent le public pour la Journée nationale des soins palliatifs. Des élèves du lycée hôtelier ont fait un buffet, ceux du Corbusier préparent des plateaux fantaisie pour les patients. Des lycéens de Saint Vincent de Paul participent à une table ronde à l’Eclaircie sur le sens de la vie.
Une simple serviette, pliée par les
lycéens du Corbusier, porte un message
aux patients sur leur plateau-repas.
    C’est une palette de réponses à la question « Que faire quand il n’y a plus rien à faire ? » Le confort, le soulagement de la douleur sont des priorités, et ils se déclinent en médicaments et soins corporels. Un contact attentif, soutenu et respectueux avec les patients et leur proches contribue à la qualité de vie, par l’écoute, la parole, le toucher, ou une simple présence. Que personne ne se sente délaissé.
    Le dernier temps de la vie peut ainsi trouver son sens, au milieu de professionnels et bénévoles qui ont choisi cette activité pour sa richesse humaine autant que son utilité. Que faire ? Accepter l’autre, ses besoins, ses peurs, ses attentes, et reconnaître son importance humaine jusqu’à la fin.
L'Union



10/08/2013

Le préfet sur le chantier

Parmi ses derniers rendez-vous avant de quitter ses fonctions dans le Département, le Préfet Pierre Bayle a tenu à visiter le chantier international de Berzy-le-Sec (voir l’Union du 7 août). Il a ainsi marqué l’intérêt qu’il porte, d’une part à la lente restauration du patrimoine meurtri de l’Aisne – le château de Berzy a été détruit en 1918 – et d’autre part au bénévolat, cet engagement par lequel les individus contribuent, sans retour matériel, au bien public. Pour les équipes venues de l’étranger, et penchées sur la pierre, le bois, la ferronnerie, les tuiles qu’ils travaillent, cet homme qui passait parmi eux, en se faisant expliquer leurs gestes, pouvait être un visiteur comme un autre. Ils ne se rendaient guère compte qu’un représentant de la République française marquait son estime pour leur démarche.
L'Union



Sur les remparts du château, Bruno Lestrat (à gauche), président de l’Association de sauvegarde du patrimoine de l’Aisne méridional (ASPAM), fait voir la façade en restauration au Préfet Pierre Bayle.

08/08/2013

Le conflit des moissons

Pour « La moisson des associations », une soixantaine de activistes d’une vingtaine de groupements concernées par l’écologie, l’environnement, l’alimentation saine et l’habitat se sont réunis à la ferme de la Berque.
    Ils ont eu une rude illustration des obstacles sur leur chemin. Comme pour rappeler la domination exercée par l’agriculture intensive, le bruit assourdissant d’une moissonneuse-batteuse dans le voisinage a compliqué la présentation de ses activités faite par chaque association. Elles n’y auront vu sans doute qu’une raison de plus à promouvoir une démarche alternative et plus douce.
L'Union

31/07/2013

Les doux rêveurs s’éveillent

Autour de Pierre Chabrol, les
organisateurs de l’événement du 4 août.
Face à la mondialisation et l’agriculture intensive, il est trop facile de considérer les écologistes, coopératifs et agriculteurs bios comme de doux rêveurs, chacun cantonné dans ses préoccupations et ambitions. Pourtant des efforts sont faits dans le Département, de la Thiérache jusqu’au Sud de l’Aisne, pour s’entraider, comparer les démarches, lancer des actions communes, fédérer les forces.
    Le 4 août, à la ferme de la Berque à Nampteuil-sous-Muret, tous les intéressés auront l’occasion de mieux se connaître et mieux se faire connaître. « La moisson des associations » est une initiative de Pierre Chabrol, maraîcher, boulanger et responsable d’une AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne). Elle se passera sur une pâture prêtée par Sylvain et Marie-Christine Philbert, propriétaires de la Berque.
    Toutes les associations et personnes concernées par l’écologie, l’environnement, l’alimentation saine et l'habitat sont appelées à participer. Chaque association pourra faire sa présentation à partir de 9h30 et des ateliers et démonstrations auront lieu l’après-midi. A midi il y aura un grand pique-nique associatif et convivial.
L'Union

12/07/2013

Faire attention à l’orgue

A la différence d’autres instruments de musique, un orgue est immobile, enchâssé dans la structure dont il est la voix. Tous les partis concernés doivent s’en occuper, et s’en préoccuper, non seulement ceux qui le jouent. Une fois par an, les Amis des orgues de Soissons se concertent donc à leur assemblée générale pour gérer au mieux le formidable mais fragile instrument de Gonzalez.
    L’assemblée a passé en revue les concerts, visites et autres manifestations de 2012, et annoncé le programme de 2013, dont les traditionnels trois concerts d’été. Michel Deharvengt, président, souhaiterait voir d’autres concerts en dehors de ce cadre estival.
    Entretenir et accorder l’instrument est un travail pour des professionnels, financé par les instances publiques ; mais entretenir les relations et s’accorder sur la gestion de l’orgue demande des arrangements, des compromis, de la délicatesse parmi les personnes concernées. La cathédrale appartient à l’Etat, le clergé contrôle l’accès, et les associations ont leurs prérogatives. Un exemple : par souci de sécurité, la clef de la tribune reste au presbytère, et l’association et les organistes doivent la demander à chaque fois pour accéder aux orgues.
    Le travail associatif repose sur les épaules de quelques individus, admet le président. Jean-Michel Verneiges de l’Adama s’est néanmoins félicité de la situation à Soissons, « par rapport à d’autres orgues du Département ; pour certains, il n’y a plus d’association du tout ».
L'Union

10/07/2013

Donner du souffle à l’âme du théâtre romain

Après une réunion de l'association, Brigitte
Tillard fait visiter le théâtre romain de Soissons.
Des murs aveugles dans les rues de Soissons cachent de grands jardins et parcs, rarement ou jamais ouverts au public. Le plus spectaculaire et le plus important historiquement se trouve derrière le lycée Camille-Claudel. Le terrain boisé y monte par terrasses arrondies, faisant penser à un vignoble ; en effet, des vignes y avaient été plantées. Mais plus loin dans le temps, cet hémicycle approximatif aurait été le théâtre d’une importante ville romaine, Augusta Suessionum, distant avatar de Soissons.
    Le théâtre était immense, avec son mur de scène de 20 mètres de haut, et pouvait contenir 20 000 spectateurs. Ses restes intriguent depuis longtemps. Du temps où un séminaire occupait l’emplacement du lycée, quelques fouilles ont été faites. Sinon, le site, qui appartient à la Ville, s’efface doucement, les bouts de colonne s’effritent.
     Sous l’impulsion de deux guides-conférenciers, Brigitte Tillard et Erick Balin, une association fondée en mars dernier a commencé la longue marche vers une mise en valeur du site. Le premier pas sera une étude géophysique, pour déterminer ce qui se trouve sous le gazon. C’est déjà un investissement d’énergie et d’argent – qu’il faut trouver.
    Simple protection d’un patrimoine local, ou exploitation en tant que théâtre de verdure, tout dépendra d’impératifs archéologiques, financiers et associatifs. Le nom latin de l’association, « Anima theatri » – l’âme du théâtre – prouve qu’elle veut au moins y insuffler la vie.
L'Union

04/07/2013

Matoub Lounès : chanter la liberté

Avec des photos de Matoub Lounès, de droite à gauche :
la chanteuse Kamilia, Michel Debbi, le chanteur
Kaci Oukaci, Farid Bouamara, Lamine et Hakim.
Quinze ans après l’assassinat en Algérie du militant berbère Matoub Lounès, la nouvelle association soissonnaise « Tilleli » a voulu lui rendre hommage. Pour un homme qui a mené sa lutte autant, sinon plus, par le chant que par l’action politique, ce rassemblement a choisi tout naturellement de le commémorer en musique. Autour du noyau de membres fondateurs de Tilleli, cinq artistes berbères sont venus de Paris, interpréter les chansons de Matoub Lounès autour d’un couscous berbère.
    Depuis l’indépendance de l’Algérie, les Berbères luttent contre l’imposition d’une seule identité nationale et arabe qui bafoue l’identité régionale kabyle, et qui bannit la langue berbère, le tamazigt. La répression a été brutale. Les fondateurs de Tillelli expliquent : « On ne pouvait pas parler berbère à Alger ni, au pire moment, même à Tizi Ouzou, capitale de la Kabylie. » L’arabisation de la fonction publique et de l’éducation a déclenché des vagues de violence. La mort de Moutab Lounès en 1998, dont le discours et les chansons incarnaient l’aspiration berbère, a été suivie de longues émeutes.
    Depuis 2002, le berbère est reconnu « langue nationale », mais l’arabe garde sa priorité en tant que langue officielle du pays. La nouvelle association revendique la liberté de vivre dans la langue dans laquelle on naît, et qu’elle soit reconnue au pays et dans le monde. En berbère, « Tilleli »veut dire « liberté ».
Pour se renseigner sur l’association contacter Farid Bouamara, 06 30 58 55 19.
L'Union


14/05/2013

Septmonts fête les arts

Michel Douay, maire de Septmonts
(à droite) avec François Voisenet, son adjoint.
En juillet chaque année, Septmonts vit l’explosion musicale de « Pic’Arts ». Les festivaliers remplissent le parc à ras bord.Mais cet événement phare est précédé pendant deux mois par de nombreuses manifestations culturelles, expositions, théâtre et récitals, la plupart gratuites. En inaugurant la cinquième édition de « Fêtons les arts », le maire Michel Douay admet que le programme est « plutôt discret, pour ne pas dire confidentiel ». Les moyens disponibles sont modestes. « Mais c’est une action militante » , un encouragement de la culture en milieu rural. « Nous sommes parfois étonnés de voir arriver quelqu’un du village qu’on n’attendait vraiment pas. » Il y voit une action dans la durée, une lente conquête de la population locale – sans exclure le grand public, bien sûr.
L'Union

13/05/2013

Ne tournez plus le dos !

S’insérant entre les visites d’état, avec leur pompe et circonstance, les lointains jumelages et le tourisme individuel, le programme UE « Interreg » encourage les rencontres entre voisins. Voisins, mais transfrontaliers : que les frontières internationales ne soient pas plus une barrière que les intérieures, comme entre départements. Pour cela, il faut pourtant tenir compte de différences institutionnelles, sociales, culturelles.
    Comme l’Aisne a une frontière commune avec la Belgique, c’est à l’EJC de Soissons qu’a eu lieu une journée pour les animateurs de centres de jeunessse axonais, ardennais et belges francophones. Sous le titre « Ne tournez plus le dos à la frontière ! », le Français Jean-Michel Wattier, responsable du Centre d’information direct-Europe de l’Aisne, et la Belge Valérie Hébrant de Liège ont animé deux tables rondes. L’une concernait les différences dans la façon d’enseigner la musique ; l’autre le déplacement des groupes musicaux entre pays.
    Après la théorie, travaux pratiques : le soir des échanges, un groupe belge a joué au bœuf hebdomadaire de l’EJC.
L'Union

03/05/2013

Voitures de collection : Par ici la sortie

Photo Martine Besset
A une époque où les voitures restaient au garage en hiver, il fallait une énergique mise en route au printemps pour les « dégommer », faire partir l’encrassement et la poussière d’hiver. La tradition persiste chez les amateurs de « voitures de collection », le critère étant d’avoir au moins 25 ans. Ainsi, le club Autoretro du Soissonnais (CARS) a organisé une « sortie des dégommages », fort bien fréquentée, preuve de son dynamisme. 11 voitures et 26 personnes ont pris part à un périple de 130km qui a fait escale au musée Jean de la Fontaine à Château Thierry.
L'Union.

18/04/2013

La Bible prend un tournant

Le bureau de Bible en Soissonnais à l’assemblée générale.
Une association ressemble à un poste de travail. Créé pour répondre à un besoin, il peut être dépassé par l’évolution des choses, et devra alors s’adapter, pour ne pas s’avérer inutile et risquer la suppression.
    L’association « Bible en Soissonnais » a émergé de l’élan généré par une grande exposition biblique tenue à Soissons en 1999. Considérant que la Bible fait partie du patrimoine de l’humanité tout entière, ses adhérents organisent depuis cet événement des cycles de conférences pour étudier la Bible dans son contexte d’abord historique, puis artistique. Une exposition scolaire itinérante est établie, et des visites d’églises sont organisées.
    Devant l’assemblée générale, le président Michel Deharvengt a cependant dû rendre compte du déclin de l’association, la perte d’anciens membres et l’absence de nouveaux pour les remplacer.
    L’assemblée a décidé de maintenir l’exposition scolaire et les sorties, mais de limiter le nombre de conférences, et ouvrir leur portée pour couvrir le judaïsme et l’islam. Par ailleurs, une nouvelle mise en œuvre fera d’elles de vrais événements dans la vie culturelle de Soissons.
L'Union

16/04/2013

De présidente à présidente d’honneur

Présidente sortante Evelyne Huber (à droite)
avec Milène Carof, à l’entrée de l’Assemblée générale.
Les activités de l’association Jalmalv en Soissonnais se développement et évoluent, mais l’action de base reste l’accompagnement des personnes en fin de vie ou gravement malades. Les bénévoles et autres adhérents, réunis en assemblée générale, se sont rendus compte du volume et du détail de ces accompagnements, à domicile, en maison de retraite et à l’hôpital.
    Par ailleurs, l’association locale participe énergiquement à la campagne nationale Jalmalv pour faire connaître les droits des malades en fin de vie. L’objectif est d’exposer, pour ceux qui s’occupent de personnes âgées ou en fin de vie, les dispositions de la « loi Léonetti », votée unanimement au Parlement en 2005, et qui donne la priorité aux soins palliatifs et l’accompagnement, et refuse l’acharnement médical déraisonnable, mais sans autoriser l’interruption volontaire de la vie. Aux militants du suicide assisté, Jalmalv répond par ces gestes humanistes et solidaires. Ces animations seront multipliées en 2013.
    Après quinze ans, Evelyne Huber s’est retirée de la présidence de l’association – pour être réélue aussitôt présidente d’honneur. Elle sera remplacée par Philippe Fontaine. Les structures s’adaptent aux nouvelles priorités : une vice-présidente coordonnera les accompagnements, une autre s’occupera des activités extérieures, dont la campagne pour faire connaître les droits des malades en fin de vie.
L'Union

27/03/2013

Jalmalv, l'enfant et la mort

Après Marseille en 2012, Jalmalv, association dédiée à l'accompagnement des personnes en fin de vie, a tenu son congrès dans un autre grand port, Le Havre. Parmi les 350 participants était une délégation de Jalmalv en Soissonnais. L’événement a eu lieu aux « Docks café », c'est-à-dire les anciens entrepôts de café portuaires, rendus caducs par la conteneurisation du trafic et convertis en centre de congrès.
Les délégués soissonnais prennent l'air
sur le front de mer entre deux séances.
    Par un temps parfait de pays maritime, l'air embrumé faisant de l'horizon non pas une ligne mais une gradation de gris lumineux, les délégués ont abordé le thème "L'enfant et la mort". De séances plénières en table ronde, et par de multiples échanges dans les ateliers, ils ont réfléchi à l’accompagnement d’enfants mourants ou dont un proche, parent, frère ou sœur, meurt. « Le principe ne change pas : encourager la parole par une écoute bienveillante, en gardant la distance qu’il faut pour laisser l’autre, adulte ou enfant, libre. »
    Le tabou actuel autour de la mort est encore plus fort dans le cas d’enfants. Les membres de Jalmalv ont choisi de l’outrepasser par leur action citoyenne.
Jalmalv (Jusqu’à la mort accompagner la vie) : tél. 06 19 26 36 22.
L'Union