15/10/2013

Soins palliatifs : que faire quand il n’y a plus rien à faire ?

Des lycéens de Saint-Vincent-de-Paul présentent une exposition
de photos sur le bien-être : de gauche à droite
Sémiyé Koyuncu, Florine Viault et Mélanie Boulonnois.
Ses mains descendent le long des côtes, se croisent sur les vertèbres. La détente s’installe par palier, un bien-être remplit le corps. Véronique, infirmière de l’équipe mobile de soins palliatifs de l’hôpital de Soissons, offre une version-minute des massages qu’elle donne aux patients dont les soins ne visent plus la guérison. Cette équipe, l’unité de huit lits et leurs partenaires, dont les bénévoles de Jalmalv (Jusqu’à la mort accompagner la vie) et VMEH, l’atelier d’écriture, la bibliothèque, le réseau Cecilia, l’aumônerie, reçoivent le public pour la Journée nationale des soins palliatifs. Des élèves du lycée hôtelier ont fait un buffet, ceux du Corbusier préparent des plateaux fantaisie pour les patients. Des lycéens de Saint Vincent de Paul participent à une table ronde à l’Eclaircie sur le sens de la vie.
Une simple serviette, pliée par les
lycéens du Corbusier, porte un message
aux patients sur leur plateau-repas.
    C’est une palette de réponses à la question « Que faire quand il n’y a plus rien à faire ? » Le confort, le soulagement de la douleur sont des priorités, et ils se déclinent en médicaments et soins corporels. Un contact attentif, soutenu et respectueux avec les patients et leur proches contribue à la qualité de vie, par l’écoute, la parole, le toucher, ou une simple présence. Que personne ne se sente délaissé.
    Le dernier temps de la vie peut ainsi trouver son sens, au milieu de professionnels et bénévoles qui ont choisi cette activité pour sa richesse humaine autant que son utilité. Que faire ? Accepter l’autre, ses besoins, ses peurs, ses attentes, et reconnaître son importance humaine jusqu’à la fin.
L'Union



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